Dans l’article où j’exposais le défi que je compte réaliser (avec vous, ami(e) lecteur/trice) en construisant ce blog, j’ai fait allusion à ce que j’appelle une “erreur génétique”. Laquelle erreur est à l’origine d’un régime permanent que je dois suivre depuis toujours et que je ne pourrai jamais interrompre.

Fatalité du destin !

Fatalité ? Est-ce la fin du monde pour autant ? Non puisque je vous écrit ce billet le sourire aux lèvres, amusé que je suis de prendre une telle distance par rapport à ce qui aurait pu être le drame de toute une vie.

Comment en suis-je arrivé là ? Autant le dire tout de suite, je ne suis pas le seul au monde à avoir été victime de cette maladie métabolique. Par contre, il est bien possible que je sois l’unique personne sur cette terre à avoir -consciemment ou non- tiré parti de cette petite défaillance pour en vouloir plus de la vie que le commun des mortels. De là, entre autres, mon perfectionnisme parfois déplacé ou fatigant pour certains…

Mais quelle est donc cette maladie métabolique qui trouve sa source dans une “erreur génétique” ?

Attention, on va entrer dans des détails très techniques, mais je vais essayer de résumer simplement : il s’agit d’une anomalie génétique qui provoque, dans les cellules du foie, l’absence d’une enzyme nécessaire à la transformation de la phénylalanine en tyrosine.

La phénylalanine et la tyrosine sont des acides aminés (=protéines). C’est en mangeant des aliments riches en protéines qu’on augmente le taux de phénylalanine dans le sang.

Normalement, en cas d’excès de phénylalanine, celle-ci est transformée en tyrosine. Si l’enzyme nécessaire à cette transformation est absente, la phénylalanine se répand à des taux anormalement élevés dans le sang, ce qui est très toxique pour le système nerveux.

Un taux élevé de phénylalanine dans le sang perturbe donc le développement normal du cerveau chez l’enfant, ce qui entraine un retard mental. Retard qui peut devenir définitif…

Par conséquent, depuis toujours, j’ai dû impérativement suivre un régime très sévère dont le but est d’ingérer le moins d’aliments possible contenant des protéines (pas de viande, ni de poisson, ni d’œufs, ni de lait ou yaourt, ni de fromage, ni de ceci ni de cela… la liste est longue).

“Et heu… ça va ? Tu survis ?”

🙂  C’est la question qu’on me pose parfois quand j’explique à quelqu’un ce que je viens d’exposer ci-dessus.

En fait, d’une certaine manière, je pense que c’est une chance de devoir suivre un régime aussi strict. Parce que j’ai appris tout de suite ce qu’était l’effort, j’ai appris la persévérance, l’oubli de soi et j’ai aussi appris à maîtriser mes envies et à relativiser les petits malheurs qu’on s’imagine avoir. Toutes sortes d’outils utiles pour des tas de domaines de la vie.

Il est évident que j’ai dû “mordre sur ma chique” un peu plus que d’autres, mais jusqu’à présent j’ai bien réussi l’épreuve.

Mieux : cette réussite que j’ai pu obtenir, j’ai envie qu’elle ne me profite pas qu’à moi-même. Que ce soit pour préserver son cerveau ou pour perdre du poids, pour moi, c’est le même combat pour adapter sa faim au corps et à la santé qu’on a reçue -et qu’on ne peut pas changer. Et je pense qu’une bonne partie du combat se joue dans la tête.

Je réponds donc à la question : oui, je survis, et j’aimerais faire en sorte que d’autres aussi survivent à leurs régimes ! 🙂

Si vous avez des questions ou des remarques à faire à propos de cet article, n’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire ci-dessous.

Merci et à bientôt !

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Didier Henry

De formation "juridico-économique", j'ai grandi dans une famille de médecins et je suis aujourd'hui graphiste. Un parcours santé inhabituel m'a donné l'idée de créer ce blog. Mon "credo" : c'est en apprenant et en comprenant comment fonctionne son corps qu'on parvient à maîtriser ses éventuelles insuffisances. Et c'est en appliquant ce qu'on a appris qu'on se libère de "nos petits malheurs" ;-)

Cet article a 4 commentaires

  1. RAZAFINDRAVOLA

    Cher Didier,
    Je te tire mon chapeau! Vraiment, tu as été courageux car si je comprends bien, depuis ton enfance, tu suis ce régime draconien où toutes les bonnes choses sont absentes. Pourquoi je te dis çà, parce que moi, à mon âge, je n’arrive pas à suivre strictement le régime prescrit pour diabétiques car je suis diabétique type 2 depuis deux ans. Mais, après avoir lu cet article, je vais m’y mettre sérieusement car un enfant a pu vivre de privations alimentaires des années durant, pourquoi pas moi!

    1. Didier

      Bonjour,

      Tant mieux si mon témoignage peut “donner des ailes” à ceux qui le lisent ! Cela me fait plaisir de voir que je peux donner indirectement du courage à ceux qui en manquent parfois !

      Bonne continuation 🙂

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